huitres du bassin d'arcachon et du cap ferret

Les huitres d’Arcachon – Cap Ferret

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Vous allez surement en avoir un ou deux plateaux sur vos tables de fête dans quelques semaines. Que quoi je parle ? Des huitres bien entendu ! Moi qui n’était pas une grande fan quelques années en arrière, j’ai trouvé aujourd’hui le plaisir de déguster ces bombes iodées, surtout depuis que j’habite à moins d’1h de l’Océan ! Il y a quelques semaines, j’ai d’ailleurs eu la chance de rencontrer Agathe et Yannick et de déguster des huitres d’Arcachon – Cap Ferret ! Ces deux ostréiculteurs font partie des « petits jeunes » de la pointe, car ils ne sont lancés que depuis 5 ans. Vous pouvez aussi retrouver leurs huitres à la Cabane 101, au plein de centre des Chartrons à Bordeaux !

Comment sont produites les huitres ?

Saviez-vous qu’il fallait 4 ans pour déguster une huitre ? C’est un processus de longue haleine qui commence avec des « bébés huitres », qui ressemblent à de petits larves appelées « naissains »qui sont posées sur des tuiles enduites de chaux et de sables. On les laisse tranquille pendant 6 mois, le temps qu’elles se développent.

Une fois qu’elles ont acquis une taille suffisante, on les transfère dans de grands sacs posées sur des tables au bord de l’océan qui se couvrent et se découvrent au rythme des marées. Elles seront dans des poches entre 2 et 3 ans ! Malheureusement pour les ostréiculteurs, il ne suffit pas de laisser les sacs d’huitres ainsi ! Il faut les manipuler tout au long de l’année pour obtenir des huitre de qualité : retourner les sacs de manière régulière, les changer quand les huitres grandissent, les nettoyer pour ne pas que les huitres s’abiment…

Enfin la dernière étape avant la vente consiste à collecter les huitres. Ensuite, elles seront lavées, triées, calibrées, rangées à plat dans des paniers puis mises en vente pour notre plus grand plaisir. Le mieux est encore d’aller les chercher directement dans les cabanes d’ostréiculteurs pour favoriser la vente directe quand c’est possible !

Pourquoi des huitres à Arcachon – Cap Ferret ?

Idéalement situé entre la terre et l’océan, le Bassin d’Arcachon bénéficie de conditions naturelles parfaites pour la conduite de l’ostreiculture ! La température y est par exemple idéale : entre mars et juin elle est d’environ 10°C, ce qui favorise la reproduction des huitres, ce n’est pas pour rien que la région est leader en termes de nombre de naissances en Europe ! Le phytoplancton y est également présent en nombre, comme c’est la nourriture des huitres c’est plutôt un très bon point ! Enfin, le bassin d’Arcachon, est une combinaison d’eau douce (amené par la rivière de la Leyre) et d’eau salée venue de l’océan Atlantique, ce qui apporte une salinité parfaite que l’on retrouve par ailleurs dans les huitres.

Compte tenu de ces conditions il n’est pas étonnant qu’on y retrouve plus de 300 entreprises ostréicoles, réparties sur plus de 700 hectares de parcs où sont produites entre 7 000 et 10 000 tonnes d’huitres chaque année.

Les spécificités des huitres d’Arcachon – Cap Ferret

Depuis récemment, les huitres d’Arcachon – Cap Ferret sont réparties en deux gammes distinctes selon un cahier des charges précis à respecter pour chacun d’elle. Ainsi, selon leur taux de chair, ou encore leur forme elles seront classés dans la gamme « sélection » ou « tradition ».

Comment les reconnaitre ?

  • Les huître Arcachon Cap Ferret Sélection fines et spéciales 

Huitre de haute qualité origine France avec d’excellentes qualités organoleptiques et 6 semaines d’affinage obligatoires sur le Bassin d’Arcachon (donc elle peut avoir fait sa vie ailleurs). C’est à ce moment-là qu’elle développe son goût et sa texture si particulière.

  • Les huîtres Arcachon Cap Ferret Tradition fines et spéciales

Cette huître doit nécessairement avoir été produite du début à la fin sur le Bassin d’Arcachon, du captage au naissaim jusqu’à l’huître marchande. Née, élévée et affinée dans le bassin par un seul producteur.«

huitres arcachon cap ferret

En somme, une superbe expérience, qui m’en a appris un peu plus encore sur les huitres et le métier d’ostréiculteur, merci encore à l’agence Hello pour l’organisation et Agathe & Yannick de nous avoir accueillis !

2 Commentaires

  1. « Que quoi je parle ? »
    pas d’AOC, d’IGP, de Label rouge ?

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